Cauchemars

Vision cauchemardesque
D’un monde sans répit
Altération dantesque
Illusion de l’esprit
En ma possession cette fiole
Fantastique vecteur d’hallucinations
La lassitude s’envole
Dans une danse d’ombres, de lumières et de sons
A l’écart de la domination
Du système, de l’amour, de la vie
Emporté par la passion
Dévoré par la folie
Cherchant une délivrance certaine
Affrontant les non-dits
Déconstruisant la haine
Qui entraîne répulsion de l’envie
Le rêve est une porte de sortie.



                                                                   Faustine Mercier


Briser les carcans


Partout qu’elle pose son regard, elle ne voit qu’eux et leur quatre murs, enfermés, recroquevillés sur ce qu’ils appellent l’ego, l’être intérieur qui se nourrit d’elle-même.
Elle, aime, s’offre à chacun sans attente d’un retour autre que la joie d’échanger dans le simple état d’être, ensemble et non seul, livré à soi ou à la voix commune.
Elle aime aimer, vivre, ressentir chaque chose comme si c’était la dernière, comme si le soleil se couchait pour s’endormir à jamais, dans une obscurité privée de lune et même d’étoile.

Eux se réclament détenteurs de la sagesse, de la vérité absolue, et sans tâche.
Elle ne sait que de trop que rien n’est immuable, irremplaçable, ou même perpétuel. Une seconde, un instant elle imagine les autres comme elle-même, livrés à la vie et donc à l’envie.

Envie de témoigner de ca qu’elle qualifierait d’enfermement à l’intérieur comme à l’extérieur, d’isolement forcé.
Envie de retourner à l’état de nomade de la nature, de vivre au fil du temps, conscients et actifs.

Loin de ce sentiment douloureux que la prise au piège.
Elle décide de mettre sous forme écrite ses ressentis, tout en ne se fermant pas à l’oralité Afin de n’être prisonnière que de la page blanche à remplir…
                                                                                                                        Faustine Mercier



 Prendre le temps


 Prendre le temps
Un instant s’il vous plaît
Prenons le temps d’échanger
Je vous en prie, ne partez-pas, je vous en supplie restez
C’est une prière commune
Un souhait commun
Briser les chaînes, défaire les mailles de la camisole nommée solitude
Allons, soyez bons, attardez-vous à mon rythme,
afin de créer un nouveau ensemble,
afin de briser le silence apparent plein de barrières invisibles
Eh, quoi, n’êtes vous pas curieux de savoir ce qu’il cache ?
Son évidente intériorité sereine ne vous titille t’elle pas là où c’est doux ?
Je réclame l’espoir au-delà de l’attente
Comme un effet miroir de la réalité latente
Des paroles pour soulager
Des écrits pour résister et s’éloigner du précipice
J’appelle à l’aide au bord du gouffre
Et n’entend qu’un écho lointain moins présent encore que le battement de mon propre cœur
Hello ? Quelqu’un ?
Où donc vous cachez-vous, intimes congénères ?
Derrière quelle raison, au chaud de quelle maison ?
Je suis là, bien en place, je souhaite votre venue pour soulager la souffrance,
Pour fuir la méfiance qui nous isole chaque fois un peu plus.
Allons, soyez aimables, répondez moi
Dites juste un mot, une syllabe
Sortez un son…
Qu’enfin être seul ne soit plus qu’un choix passager, qu’une éphémère forme de liberté…
Je vous écoute…
Patiemment.



                                               Faustine Mercier

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